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Ingénieur, chargé de missions innovation

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Le 1er février 2019

Attirer et fidéliser des talents dans l'industrie

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Lab’CYS a assisté à l’événement « Talent for France », qui a eu lieu jeudi 17 janvier 2019 au Ministère de l’Économie et des Finances. J'ai choisi aujourd’hui de vous partager notre point de vue sur certaines thématiques abordées lors des différentes tables rondes de l’événement, en les ramenant à nos expériences de jeunes actifs dans les services industriels. 

Les témoignages issus de la rencontre Talent for France révèlent entre autres l’importance de l’intrapreneuriat, cette démarche "intra" entreprise qui permet à des collaborateurs de mener à bien des projets innovants, tout en gardant leur statut de salariés. Il était également question de l'attractivité de l'industrie, un enjeu majeur pour beaucoup d'entreprises du milieu, confrontées à des pénuries de talents sur certains postes. Ces témoignages ont particulièrement retenu mon attention car chez EES - Clemessy Services, nous avons la chance d’avoir de nombreux profils d’entrepreneurs. J'entends par là que bon nombre de mes collègues ont à gérer leur activité comme des responsables de centre de profit. Ils assurent à la fois les aspects commerciaux, l'activité de production, l'administratif et le financier ou encore la gestion des ressources humaines. Et ce, grâce à la nature des activités de services qui sont les nôtres. Les méthodes utilisées ne sont certes, pas encore celles des start-up mais les compétences et initiatives sont assez similaires.

Accompagner l'initiative

Comment attirer puis recruter des talents ?

Pour commencer, un mot sur l’attractivité des métiers de l’industrie. Un enjeu qui s’avère crucial que l’on soit exploitant, prestataire de services ou en bureau d’études. Aujourd’hui, les entreprises, à travers leur marque employeur, ont une démarche de type « inbound» c’est-à-dire qu’elles cherchent à ce que les personnes viennent à elles et non plus l’inverse. Pour arriver à ce résultat, plusieurs solutions s’offrent à elles. Selon nous, les éléments suivants en font partie. 

 

Avoir une approche locale.

On le sait tous, la proximité a du bon. Dans la maintenance industrielle notamment, être proche des clients industriels est crucial pour instaurer une relation de confiance et des prestations de maintenance à long terme. De la même manière, les relations entre écoles et entreprises ou entre recruteurs et relais d’emploi sont importantes et doivent être développées, voire nourries. Les liens entre elles doivent être resserrés. Cela passe par des partenariats, ou du sponsoring d’événements, etc.

 

Développer sa notoriété par l’expérience vécue.

Pour cela, en plus d’avoir une communication et une image bien huilées sur sa marque employeur, il est important de mettre en place des démarches participatives. Des événements liés à l’innovation ou la gestion de projets industriels peuvent être lancés comme des challenges avec les écoles, des hackathons, etc. D’autres moments plus traditionnels, comme des job dating ou des journées de découvertes en immersion dans l’entreprise, peuvent s’avérer également très efficaces pour sortir du classique schéma "offre d’emploi, CV, lettre de motivation puis entretien d’embauche". N’oublions surtout pas d’utiliser les réseaux sociaux. Ils permettent en effet d’impliquer les collaborateurs comme premiers ambassadeurs auprès des clients et partenaires, mais également auprès des potentiels talents que comptent leurs réseaux. Ils sont donc un véritable canal privilégié pour promouvoir l’entreprise et nourrir cette proximité ! 

Donner du sens aux actions

Connaître les attentes pour mieux fidéliser

 

Dans un contexte où le turnover a tendance à augmenter dans les entreprises françaises et davantage encore dans l’industrie, il est devenu crucial de fidéliser ses collaborateurs. L’industrie regorge d’opportunités, entre travailler en bureau d’étude, chez un prestataire de service, ou chez l’exploitant, les possibilités sont nombreuses... En tant que jeune actif, fraichement diplômé, je ne peux que confirmer cette tendance. Nous sommes de plus en plus exigeants sur le fait de travailler dans un cadre qui nous correspond. Quelles perspectives m’offre mon employeur ? Quel équilibre aurais-je entre ma vie personnelle et ma vie professionnelle ? Quel niveau de responsabilité me sera accordé ? Pour répondre à ce niveau d’exigence différent de la part des nouvelles générations, l’entreprise doit parfois faire évoluer ses pratiques.

Il existe plusieurs moyens pour y parvenir.

Faire participer ses collaborateurs à la réalisation de la vision de l’entreprise.
C’est toujours mieux lorsqu'on se sent écouté et que nos managers donnent du sens à nos missions.

Connaître ses collaborateurs, savoir ce qu’ils attendent du poste qu’ils occupent. 
Il vous serait inconcevable lors d’un rendez-vous commercial de ne pas être à l’écoute des besoins de votre client… Et bien pour un collaborateur, c’est pareil. C’est ce qu’on appelle « la symétrie des attentions », on parle beaucoup d’expérience client, mais encore trop peu d’expérience collaborateur.

Stimuler la créativité et encourager la conduite de projet à leur initiative. 
Être trop rigide à ce sujet peut s’avérer très frustrant. Sans forcément bruler les étapes de l’apprentissage d’un poste, nous attendons de nos managers un niveau d’autonomie approprié.

Communiquer régulièrement sur la stratégie de l’entreprise et son actualité. 
Cela donne un cap et incite à se dépasser au travail.

Valoriser et accompagner l’initiative, un sérieux atout de fidélisation 

Manager des talents avec ces profils d’entrepreneur peut donc se faire en s'inspirant des start-up. D’où la croissance de l’intrapreneuriat dans les entreprises, qui donnent alors la chance à un talent de développer son propre projet. Pour cela, il est évident qu’accompagner le collaborateur dans son aventure est indispensable : étude de marché, réalisation de business plans, gestion budgétaire, etc. En effet, il est difficile pour un salarié de passer d’un emploi où il a développé des compétences sur un domaine particulier à une position de « touche à tout » (gestion financière, marketing, vente, recrutement, etc.), qui implique bien souvent davantage de responsabilités.

Pour une entreprise, l’intrapreneuriat permet de créer un souffle nouveau et d’apporter une nouvelle culture. Je m’explique. Il n’est pas rare que les intrapreneurs fassent des immersions dans des start-up, et inversement, afin d’acquérir cette fraîcheur, ce regard neuf dont les collaborateurs et les jeunes pousses ont besoin pour développer de nouveaux concepts. Nous pouvons alors, tout à fait mettre en place cette démarche afin de donner de nouvelles perspectives à nos collaborateurs et aider par la même occasion certaines start-up, à mieux appréhender les défis industriels dans une démarche gagnant-gagnant. 

Chez EES - Clemessy Services, nous avons pour cela créé le “lab” : une structure prête à accompagner ses collaborateurs dans leurs projets s’ils se sentent l’âme d’un entrepreneur !

A propos de l'auteur

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Ingénieur, chargé de missions inno

Amaury incarne en quelque sorte le télescope de Lab'CYS de par son appétence pour les tendances émergentes. Il est surtout un grand fan de Heavy Métal.